Samuel Fancourt: fondateur de la première bibliothèque en circulation

Samuel Fancourt: fondateur de la première bibliothèque en circulation

Charles Hayter avait été à Lyme plus souvent qu'il ne lui convenait; et quand ils dînaient avec les Harville, il n'y avait eu qu'une servante à attendre, et au début Mme Harville avait toujours donné la priorité à Mme Musgrove; mais ensuite, elle avait reçu de si belles excuses de sa part en découvrant de qui elle était la fille, et il y avait eu tellement de choses tous les jours, il y avait eu tellement de promenades entre leur logement et les Harville, et elle avait des livres de la bibliothèque, et les a changé si souvent, que l'équilibre avait certainement été beaucoup en faveur de Lyme. Persuasion

Pour l'éditeur: Monsieur, la formation de la bibliothèque en circulation a conféré une telle obligation au public de lecture, qu'elle remerciera peut-être un admirateur de votre travail de leur donner quelques détails sur la vie de celui qui était l'auteur et l'origine d'un si innocent et rentable un schème. J. C. Samuel Fancourt, originaire de l'ouest de l'Angleterre, était au début du siècle dernier pasteur d'une congrégation de dissidents protestants à Salisbury, où il a eu un certain nombre d'auditeurs pendant près de vingt ans. Professant un credo très différent des opinions de Calvin, comme le montrent ses nombreuses publications, il encourut le mécontentement des personnes de cette persuasion, et une controverse surgit, dans laquelle les ecclésiastiques de l'establishment et les dissidents avaient une part égale. Il tournait autour de la prescience divine, de la liberté de la volonté humaine, de la grandeur de l'amour divin et de la doctrine de la réprobation. Conduit d'une colonie confortable à la grande métropole, où il n'en acquit pas de nouveau comme instituteur, M. Fancourt, vers 1740 ou 1745, créa la première bibliothèque de circulation pour messieurs et dames, moyennant un abonnement d'une guinée par an pour la lecture; mais, en 1748, il l'étendit à une guinée en tout, pour l'achat d'une meilleure bibliothèque, la moitié à payer au moment de la souscription, l'autre moitié à la livraison d'un nouveau catalogue, puis dans la presse, et douze -pence un quart en plus, à partir de Michaelmas 1754, au bibliothécaire. Les abonnements devaient être payés sans frais supplémentaires pour les propriétaires, mais seulement à partir du moment de la souscription; sur lequel les paiements trimestriels devaient être déduits du loyer des salles pour recevoir les livres et pour loger les abonnés; un salaire au bibliothécaire, pour tenir un compte ouvert et faire circuler les livres; un stock pour acheter de nouveaux livres, et des doublons selon l'occasion; les frais de fourniture de catalogues et de rédaction d'écrits pour le règlement de la fiducie. Cette fiducie devait être dévolue à douze ou treize personnes choisies par scrutin du corps des propriétaires, et le proposant, M. Fancourt lui-même, devait être le premier bibliothécaire, et continuer tant qu'il s'acquittait de ses fonctions avec diligence. et fidélité. Chaque abonnement donnait droit à l'abonné à un livre et à une brochure à la fois, à changer ad libitum pour les autres, et conservé ad libitum s'il n'est pas voulu par d'autres abonnés. M. Fancourt s'est également présenté dans ces propositions comme un professeur de latin, qu'il a engagé pour permettre aux élèves de lire, d'écrire et de parler couramment en un an ou moins; ou douze guinées par an, une guinée par mois, ou douze pence par heure, permettant cinq ou six heures par semaine. Pour ne pas retracer le pauvre bibliothécaire à chaque déplacement de ses quartiers, il se fixa enfin au coin d'une des rues du Strand, où, encombré d'une femme impuissante et malade, démodé et dépassé par divers imitateurs. , et empêtré dans une variété de stratagèmes, dont aucun ne pouvait le tirer de ses perplexités, ce pauvre homme, dont on peut dire qu'il avait d'abord fait circuler la connaissance parmi nous, sombra sous une charge de dettes, de reproches immérités et un échec de son facultés, provoquées par la décadence de l'âge et précipitées par les malheurs. Sa bibliothèque devint la propriété des créanciers, et il se retira dans une humble pauvreté à Hoxton-square, où certains de ses frères soulagèrent ses besoins jusqu'à la fin de sa vie, dans sa quatre-vingt-dixième année, le 8 juin 1768. En tant que prédicateur, ni ce qu'on appelle maintenant populaire, ni pasteur d'une congrégation londonienne, il était parfois appelé à combler des vacances, et on dit qu'il s'en était acquitté avec un degré considérable d'éloquence virile. Il a publié trois ou quatre sermons occasionnels, en plus de ses tracts contre les principes calvinistes, auxquels ont répondu MM. Morgan, Norman, Bliss, Millar et Eliot, tous ou principalement des ministres dissidents, et défendus dans divers pamphlets par l'auteur.
Cet article, retraçant la vie de Samuel Fancourt, fondateur de la première bibliothèque en circulation, a été publié pour la première fois dans Ackermann's Repository, mars 1824.

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